ALIMENTONS-NOUS 2016 : Ensemble, un seuil a été franchi.


« Près de 70 entreprises investies dans les filières alimentaires de la métropole parisienne se sont retrouvées lundi 14 mars à Saint-Denis pour découvrir et se faire découvrir par d’autres acteurs professionnels. En une seule après midi, plus de 500 rendez-vous d’affaires ont été menés, des partenariats commerciaux se sont amorcés, des projets de développement et de coopération se sont noués. (…) Ce qui s’est joué ce 14 mars, c’est une culture du gré à gré entre humains qui se présentent, égaux autour d’une table, sans promesse mais avec l’engagement d’être présent et disponible à l’autre. (…) Des graines ont été semées ce 14 mars. Nous sommes persuadés qu’elles donneront des fruits multiples, à commencer par dégager une vision de l’avenir qui ne soit pas forcément synonyme de régression démocratique. Tout cela est une affaire de goût, de goût des autres qui se travaille ensemble.
A l’an prochain et d’ici là, alimentons-nous, alimentons la démocratie. »
Extrait du communiqué final du rendez-vous 2016.

Débat public post-convention d’affaires : lundi 14 mars à 18h30

NOURRIR SAINEMENT LA METROPOLE DU GRAND PARIS
Des circuits de proximité alimentaire à grande échelle.
Une perspective d’avenir qui s’enracine dans l’histoire du territoire.

De plus en plus attentifs à la qualité de leur alimentation, soucieux de savoir où et comment est produite leur nourriture, les Franciliens ont des exigences de qualité qui modifient en profondeur les filières alimentaires. Cela conduit, et c’est une bonne nouvelle, les acteurs professionnels à retrouver le chemin des relations commerciales de gré à gré, là où les logiques d’intégration industrielle horizontale leur imposaient de se plier à des procédures d’achat normalisé qui réduisent leur autonomie et leur niveau d’exigence professionnelle.
Cette tendance  peut entraîner un vaste développement économique créateur d’activités et d’emplois pour le territoire à condition de ne pas oublier les questions de productivité, sans renoncer à la qualité nutritive et gustative des aliments, et de logistique (stockage, conservation, livraison), en respectant les objectifs de réduction de gaz à effet de serre et de pollution urbaine. Ces exigences ont été résolues dans le passé par les maraîchers de Paris qui avaient développé des techniques capables de nourrir en quantité et qualité de productions plus d’1 million de personnes. Ils arrivaient à une productivité de 20 kilos de légumes par m² par an, sans pesticide ni engrais chimiques, en faisant jusqu’à 7 récoltes par an. Ces techniques sont à la base de la permaculture et sont aujourd’hui une référence mondiale pour les initiatives d’agriculture urbaine.

Capture d’écran 2016-02-26 à 13.07.36À l’occasion de l’initiative « Alimentons-nous », et de la réédition par les éditions du Linteau du « Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris » de 1845, nous vous invitons à une conférence publique sur le sujet :
Lundi 14 mars à 18h30, à Saint Denis (accès)

 En présence des intervenants :
– Patrick Braouezec, président de  Plaine Commune
– Jean Luc Brault, artisan semencier, gérant de Graines del Païs
  René Kersanté, maraîcher de Saint-Denis
– Jean-Michel Roy, responsable de l’unité Patrimoine de la Courneuve
– Bernard Marrey, éditeur de la réédition du « Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris » aux éditions du Linteau
– Jean Pierre Dardaud, président de l’association Minga 

« On a oublié que les maraîchers parisiens avaient atteint l’excellence au milieu du XIXe siècle, excellence alors reconnue dans toute l’Europe. Sans transport et sans conservation par le froid, il fallait trouver de quoi s’alimenter sur place et il y avait un million d’habitants. Cette leçon revient d’actualité alors que l’on recherche des aliments biologiques le plus nourrissant possible.«  Manuel pratique de la culture maraîchère de Paris, à paraître aux Editions du Linteau, mars 2016. 

Marronnages, une entreprise de décolonisation économique pour retrouver la saveur du cacao, présente à « Alimentons-nous »

Alors que le prix réel du cacao baisse depuis 1980 et que celui du chocolat s’est envolé, importer des produits qui rémunèrent correctement le travail des planteurs et récoltants de cacao en Côte d’Ivoire c’est bien, leur permettre de valoriser la matière par une transformation artisanale près des lieux de récolte, c’est nettement mieux. Rendre les acteurs autonomes, tel est le niveau d’exigence que défend l’association Marronnages à toutes les étapes de la filière.
Capture d’écran 2016-03-02 à 22.23.19Yêrê comme « authentique » en dioula (une langue du Nord de la Côte d’Ivoire) ; Yêrê comme « à la mode » aussi en nushi, c’est le nom de l’entreprise créée par Amonah et Thomas en Côte d’Ivoire en 2015 et auprès de laquelle ils s’approvisionnent aujourd’hui en blocs de chocolat. Du chocolat sans lécithine de soja, ni vanilline, ni graisse ajoutée, qu’ils transforment ensuite, ici, au gré des savoir-faire acquis auprès d’une maître chocolatière au Mexique.
Soucieux d’établir des relations commerciales de proximité qui respectent l’autonomie et le savoir faire de chacun, c’est tout naturellement que Marronnages s’est inscrite au rendez-vous du 14 mars à Saint-Denis.

Ils viendront avec le chocolat YERE, car il en faut bien pour tenir la cadence :  « Alimentons-nous », c’est jusqu’à 10 rendez-vous possibles en une seule après-midi. Les participants ont jusqu’à jeudi dans la soirée pour effectuer leurs demandes de rendez-vous.

Ultime Focus à J-10 sur les derniers inscrits !

Allez ! petit coup de projecteur sur les derniers inscrits avant que l’ensemble des participants se réunissent dès demain en « huit clos »  pour effectuer leurs demandes de rendez-vous  : bienvenue aux chocolatiers de la filière de production Yere (une production « locale de provenance lointaine », pour reprendre l’expression très à-propos des 3 poireaux ;-), à Eloi Keller qui mène une activité de saunier indépendant sur l’Ile de Ré, aux associations Val Bio d’Ile de France et Planète Lilas qui coordonnent tous 2 en périphérie urbaine, dans le département du Val de Marne, des exploitations de maraichage biologique, à l’entreprise Upcycle qui viendra présenter sa filière d’économie circulaire montée autour de la production de boites à champignons réalisées à partir de récupération de marc de café, à l’ESAT Vivre autrement et au food truck qu’il compte bien approvisionner en qualité, à la crêperie Délices sucré-salé de Stains, à l’épicerie MoprixMo de Paris, au restaurant péniche L’Avant Seine d’ Epinay sur Seine, au Relais de restauration de  Pantin, à la vinothèque de Saint-Denis et à la friche culturelle La Villa Mais d’ici située à Aubervilliers. Nul doute. Il y a là une riche diversité d’entreprises soucieuses d’encourager une culture populaire de la qualité alimentaire en milieu urbain, au gré du renforcement des liens de proximité entre professionnels. Vivement le 14 mars qu’ils se rencontrent !
Capture d’écran 2016-03-04 à 14.01.34Capture d’écran 2016-03-04 à 12.50.51Capture d’écran 2016-03-04 à 12.42.31

Capture d’écran 2016-03-04 à 13.50.38 Capture d’écran 2016-03-04 à 12.46.42Capture d’écran 2016-03-04 à 13.35.03Capture d’écran 2016-03-04 à 14.24.40

 

Inscriptions encore possibles jusqu’à mercredi soir, 2 mars !

Pour vous rencontrer entre cultivateurs, éleveurs, artisans, restaurateurs, traiteurs, bistrotiers, commerçants grossistes ou détaillants soucieux de proximité et de qualité, il est encore temps de vous inscrire au rendez-vous du 14 mars.
« Alimentons-nous » vous permet d’effectuer jusqu’à 10 rendez-vous d’affaires en une seule après-midi. Pour avoir une idée de qui participe déjà, parcourez nos articles ci dessous  et n’hésitez pas à nous contacter !

Les 3 poireaux, présents à Alimentons-nous

3P_logo4 associés, 18 mois d’existence, Les 3 poireaux font parti de ces jeunes structures émergentes soucieuses de faire évoluer les modes de distribution alimentaire en cohérence avec les attentes et les modes de vie de nombreux citadins. En livrant sous 24h des paniers à Paris et dans les communes environnantes à une clientèle de particuliers et de comités d’entreprise, l’entreprise connaît un développement important. Elle souhaite désormais s’ouvrir aux professionnels (cafés, restaurants, épiceries, foodtrucks…) en recherche de produits de qualité paysanne et biologique. Les 3 poireaux approvisionnent en produits frais de saison de la mer et de la terre, du Bassin de la Seine ainsi que de provenance plus lointaine. Ils répondent ainsi à leur devise pleine d’entrain : Les 3 poireaux poireautent sans faire poireauter. A découvrir le 14 mars  !

Ils seront au rendez-vous !

A J-4 avant clôture des inscriptions (dimanche 28 février à minuit !), petit coup de projecteur sur les plus récents inscrits au rendez-vous du 14 mars : bienvenue à l’entreprise Kelbongoo qui s’organise pour distribuer les produits des fermes de Picardie (et demain, qui sait, des régions voisines ?), au GIE des produits et fermes bio de Normandie, aux arboriculteurs de la ferme de Lalaouret qui disposent de fruits de saison à foison, aux éleveurs des Bergers urbains et de la ferme de Kerdroual, à la Brasserie La parisienne, aux torréfacteurs de la Caféothèque de Paris… Peut-être auront-ils à faire avec le somptueux bar-coktail Delaville à la clientèle très parisienne, avec l’épicerie Le garde-manger, les cuisiniers-traiteurs de Plaine de saveurs ou ceux du centre international de séjour d’Ehic Etap, l’ALJ93 qui prend soin de servir quotidiennement 200 repas dans son restaurant d’Aubervilliers ?
Capture d’écran 2016-02-18 à 15.18.03L’équipe avait aussi particulièrement envie de guider les épiceries et les hôteliers vers les 5 variétés de miel issues des ruches de Miel et pollen et les fromages AOC AOP du massif du Jura, sélectionnés par la toute jeune entreprise parisienne le From’. Passionnée par les savoir-faire artisanaux des coopératives francs comtoises, cette dernière souhaite mieux les faire découvrir aux professionnels et aux groupements d’achats parisiens.
Pour les rencontrer, n’hésitez pas à vous inscrire !

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« Graines del païs » et « Jardin’envie », présents à Alimentons-nous !

Capture d’écran 2016-02-09 à 09.21.04Graines del Païs et Jardin’enVie viendront présenter leur démarche et leurs offres de semences et de plants de variétés paysannes (potagères, aromatiques…) le 14 mars prochain. Produite en situation réelle de culture, capable de répondre aux besoins nutritifs des sols, à différents lieux et usages de culture en campagne comme en ville, leur offre ne peut qu’assurer une alimentation saine, riche en goûts et en anciennes saveurs à redécouvrir.
« Produire une semence paysanne de qualité, adaptée à la diversité des usages, des territoires ruraux et urbains, à l’évolution du climat, capable de répondre aux meilleures exigences gustatives et nutritives, est un métier en tant que tel qui met en jeu des techniques culturales, une éthique professionnelle et des connaissances spécifiques (…) Les restaurateurs, les maraîchers, les pépiniéristes, les arboriculteurs, les brasseurs artisanaux, les jardiniers, les paysagistes, les responsables des parcs et jardins… tous les acteurs qui veulent concilier qualité, accessibilité, promotion des biodiversités, performances à la fois écologiques, sociales et économiques, ont intérêt à nouer des relations professionnelles avec des artisans semenciers » Extrait de l’article complet paru sur le site de Minga, agrémenté d’un extrait du reportage récemment diffusé sur France 2 et de cette autre vidéo qu’Alimentons-nous ne peut résister de vous livrer ici :

« ALIMENTONS-NOUS », un filon de fournisseurs qui partagent la culture populaire des bistrots.

s1.qwant.com proccopeUn bar, un bistrot, un troquet, un café, c’est bien plus qu’un débit de boissons. Dans une ville, une banlieue ou une campagne, c’est le lieu où, le temps d’un café ou d’un repas, l’on partage un peu de chaleur humaine, où l’on échange des idées et des sourires, où l’on se frotte aux mondes en sortant de chez soi.
Entretenir des relations de qualité et de compréhension mutuelle avec ses fournisseurs, c’est soigner sa clientèle, c’est cultiver, dans le bon sens du terme, l’identité populaire de son établissement. « Alimentons-nous » propose de rencontrer des agriculteurs, des viticulteurs, des artisans brasseurs, torrefacteurs, producteurs de jus de fruits, meuniers, fromagers, bouchers, charcutiers… qui n’ont pas toujours le temps et les moyens de vous démarcher. Rejoignez-les. Inscrivez-vous !

La Scop Alizarine, présente à « Alimentons-nous » !

Capture d’écran 2016-02-02 à 11.06.01Parce que renforcer la proximité sur les circuits alimentaires, c’est aussi encourager des modes de livraison plus écologiques et adaptés à la qualité des produits acheminés, la coopérative Alizarine viendra présenter son offre de transport et de messagerie fluviale aux autres participants d’ « Alimentons-nous » et les nombreux vins, champagnes et produits de terroirs qu’elle achemine entre la Vallée du Rhône et Paris.
Voir l’article et la vidéo
publiés sur le site de Minga.